Cet article a été écrit le 18 août 2013
Auteur : Lü Jianfeng
Le matin, je dors jusqu'à dix heures, puis je me rends lentement au bureau. Je m'assois d'abord à la table à thé, je bois quelques infusions de bon pu-erh préparé par le maître de thé, je grignote les délices posés sur la table, je feuillette mon téléphone et les journaux, en attendant le déjeuner.
Pour le déjeuner, je commande un plat à emporter, ou je sors avec des amis pour un bon repas, avec un peu d'alcool si on veut. Après le déjeuner, je retourne m'asseoir à la table à thé, je passe quelques appels pour inviter des gens à venir prendre le thé, et je sors souvent boire le thé chez des amis. Quand quelqu'un arrive, on échange quelques mots de politesse, ou si on se connaît déjà, je demande au maître de thé de préparer un thé cru vieux de dix ans. On discute de choses et d'autres, certains jouent avec leur téléphone, d'autres lisent le journal. Après avoir goûté le thé, chacun donne son avis, on se complimente mutuellement sur la qualité du thé, on explique ce qui le rend bon. Si quelqu'un demande le prix, on passe de l'Irak à la politique intérieure, les sujets varient, jusqu'à ce que le thé soit infusé. Pendant la dégustation, certains partent, d'autres arrivent, mais en général, tout le monde s'assoit et continue à boire du thé. Si on n'est pas rassasié, on prépare une nouvelle infusion, comme du thé de vieux arbres de Laobanzhang, et on reprend la discussion.
Avant cinq heures, les invités sont généralement partis, certains emportent un peu de thé. Si un invité reste, on discute de l'endroit où dîner, et de ce qu'on fera après. Une fois les invités partis, je passe des appels à des amis pour voir s'il y a un programme pour le soir ; sinon, je rentre chez moi.
Aimez-vous une telle vie ? Est-ce confortable ? Est-ce la vie dont vous rêvez ?
Alors, ouvrez une boutique de thé ! Les patrons de notre marché du thé de Kangle mènent exactement ce genre de vie.
Je suis à peu près dans le même cas : j'ai un peu plus de trente ans, mais je fais un travail qu'un octogénaire pourrait faire.
Si vous l'aimez, conseillez-lui de se lancer dans le thé.
P.S. : Le prochain article « Si vous le haïssez, faites-lui aussi faire du thé » sera bientôt publié.
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